jeudi, 30 août 2007
ChM Osaka 2007: mauvaise journée pour les lyonnaises

Seule Française invitée dans une finale, en ce cinquième jour des Mondiaux, Mélina Robert-Michon s’était promis de tout faire pour y décrocher une place parmi les huit premières. Mais le concours n’a pas donné suite à ses envies. Après un premier jet où son disque a heurté la cage, elle a assuré un deuxième (57,81 m), malheureusement trop discret. Au 3ème, sa prise de risques n’a pas été suffisamment maîtrisée (0). Douzième du concours, elle ne cachait pas ses regrets, l’accession à la finale à huit s’étant jouée à 60,86 m, en deçà de sa meilleure performance de la saison.
Mélina Robert-Michon (12ème du lancer du disque, avec 57,81 m) :
« Il ne manque pas grand-chose. Mais c’est rageant et frustrant, car l’accession à la finale se jouait à 60,86 m. Au premier essai, qui était plutôt bon, mon disque tape dans la cage. Après, c’est difficile de se remettre dedans. Au 3ème, il fallait prendre des risques, mais je ne les ai pas pris comme il faut. J’avais envie de tout donner, mais tout en étant un peu retenue. Un mélange qui n’est jamais très performant. Je ne peux pas me satisfaire de cette douzième place. Etre finaliste aurait été le top pour terminer ma saison. »

Un sentiment de colère, baigné par quelques larmes, a accompagné Térésa Nzola Meso Ba à sa sortie du stade. Aucun de ses trois essais, dans le groupe A des qualifications, ne s’est approché de la limite d’entrée en finale (14,40 m). Aucun n’a pu même dépasser la ligne des 14 m. Sa série est de celles qu’elle voudra oublier : 13,70 m, 13,74 m, 13,94 m. Elle hérite finalement de la dix-septième place, loin de ses ambitions et de sa réelle valeur.
Térésa Nzola Meso Ba (17ème des qualifications du triple saut, avec 13,94 m, éliminée) :
« Je suis très déçue, mais je vais avoir besoin d’une nuit de réflexion pour comprendre les raisons de cet échec. Physiquement, j’étais bien, prête, hyper motivée. Mais le mental n’est pas encore là. J’ai l’impression de n’avoir rien fait. Mais je me dis aussi que c’est bien de perdre dans un grand championnat, ça prouve que tout ne peut pas toujours se passer comme on le veut. Et moi, jusque-là, tout s’était passé comme je le voulais. La suite ? Prendre des vacances. Ou essayer d’aller chercher les 15 m. »
09:05 Publié dans athlétisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 27 août 2007
ChM Osaka 2007: Mélina Robert-Michon en finale
Mélina Robert-Michon (Entente Grand Lyon) finit 4ème du groupe B des qualifications du lancer du disque, 8ème au total, avec 61,66 m et se qualifie pour la finale :

« Le troisième essai a été le bon. Mais le concours s’est passé un peu comme je l’avais prévu. Un premier essai proche des 60 m, pour m’ajuster. J’ai ensuite commis une petite faute au deuxième. Mais j’ai rectifié au troisième pour réussir la limite de qualification (61,50). J’étais assez confiante avant le concours, car j’avais effectué un super stage terminal à Wakayama, avec notamment une simulation du concours de qualification, où j’avais lancé à 61 m. Pour la finale, je pense que quatre ou cinq filles sont au-dessus, mais il y a ensuite des places à prendre. J’aimerais me classer parmi les huit premières, pour la première fois de ma vie. »
13:27 Publié dans athlétisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 22 août 2007
Franck Chevallier : « Certains peuvent créer la surprise… »

La totalité de la délégation française est désormais installée à Wakayama, son camp de base au Japon. A quelques heures du début de la compétition, Franck Chevalier, le Directeur Technique National, fait le point sur l’équipe de France, ses chances de médailles, ses espoirs et ses ambitions. Interview.
Quelles sont les ambitions des Français aux championnats du monde ?
Franck Chevallier : Se classer le mieux possible. Notre équipe de France est du même niveau qu’à Helsinki, en 2005, mais avec des forces différentes. Mais nous avons les mêmes ambitions. Des athlètes comme Christine Arron ou Eunice Barber sont en phase ascendante. On espère qu’ils arriveront au top à Osaka. Nous attendons entre trois et cinq médailles. Bien sûr, nous aimerions plus, mais tout va se joueur là-bas.
La différence cette année, c’est qu’ils ne sont pas en tête des bilans mondiaux…
Oui, c’est vrai. Mais beaucoup peuvent créer la surprise. Il faudra compter sur les outsiders, et je pense que c’est la force de cette équipe de France.
Qui par exemple ?
Romain Mesnil, Manuela Montebrun, ou encore David Alerte. Mais il y en a d’autres.
Pourquoi avoir pris la décision de mettre en place un camp d’entraînement situé à plus d’une heure d’Osaka ?
Pour la tranquillité des athlètes. Ce camp est un point de repli, plus au calme que la ville d’Osaka. Entre le décalage horaire, la chaleur et l’humidité, les conditions s’avèrent particulièrement difficiles. Situé à Wakayama, il doit permettre une meilleure récupération. L’autre problème que nous avons voulu éviter, c’est le transport entre l’hôtel et le stade. A Osaka, il faut compter plus d’heure pour effectuer ce trajet en transports en commun.
Ne craignez-vous pas un isolement des athlètes français ?
Nous ne sommes pas isolés, mais simplement plus au calme, avec de meilleures conditions d’entraînement avant le début de la compétition. Mais séjourner à Wakayama n’est en rien une obligation. Les athlètes ont le choix de rester ou non. Ils nous diront, le moment venu, à quel moment ils souhaitent rejoindre Osaka.
Le demi-fond français a récemment été secoué par des affaires de dopage. Un mot à ce sujet…
L’ensemble des disciplines fait l’objet de la même attention. Mais il s’avère que nous avons plus de problèmes dans le demi-fond. On peut penser que notre équipe de France est de plus en plus saine. Mais je trouve un peu dommage que les suspicions pèsent désormais sur tout le monde.
Vous pensez à Julie Coulaud ?
Par exemple. Elle a été très affectée par toute cette affaire. Elle a d’ailleurs engagé une procédure judicaire. Le dopage en athlétisme ne touche qu’une minorité. Mais il y aura toujours des gens qui tricheront. Il faut encore resserrer les mailles du filet. Je souhaiterais même que l’on puisse avoir recours au pénal. Aujourd’hui, ce sont encore les fédérations qui sont en charge des cas de dopage. C’est le droit anglo-saxon qui s’applique. Mais cette nouvelle démarche est à l’étude.
16:17 Publié dans athlétisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 14 août 2007
Brice Panel : « En relais, tout reste possible »
Il a profité du meeting suisse de la Chaux-de-Fonds, dimanche dernier, pour améliorer pour la cinquième fois de l’année son record personnel du 400 m (45’’54). La semaine précédente, Brice Panel n’avait été devancé que par Leslie Djhone en finale des championnats de France. Déjà arrivé à Osaka, Brice Panel a le moral au beau fixe. Une bonne nouvelle pour le 4x400 m français.

Le meeting de la Chaux-de-Fonds représentait le dernier test avant les championnats du monde. Vous y battez votre record personnel, prenant la deuxième place derrière Leslie Djhone. Comment avez-vous vécu cette course ?
Brice Panel : J’avoue que je suis parti sur ce meeting sans aucune ambition. La semaine précédente, je n’avais rien fait de bien. J’étais vraiment fatigué, suite aux championnats de France Elite. Du coup, j’ai abordé ce dernier meeting avant Osaka très sereinement. D’autant plus qu’il est réputé pour sa convivialité, j’y suis vraiment allé « décontracté », pour me faire plaisir. Si bien que j’ai couru sans stress. Une course fluide et très équilibrée techniquement, comme un état de grâce. A l’arrivée, j’ai été agréablement récompensé par ce nouveau record personnel, prometteur pour Osaka.
Encore un record personnel qui tombe, le cinquième cette année. Avez-vous changé quelque chose à votre entraînement ?
C’est vrai que cette année, je suis passé de 46’’26 en début de saison à 45’’54 dimanche dernier. Sachant que sur mes cinq dernières courses, je bats à chaque fois mon record personnel. Je me sens bien, en accord avec moi-même et ma préparation. Cette progression infernale s’explique par ma nouvelle manière d’aborder l’entraînement. Cette année, j’ai eu un peu plus de disponibilité. A l’INSA de Lyon, où je suis étudiant, la dernière année est plus calme. J’ai donc eu l’occasion de réorganiser mon entraînement et de consacrer plus de temps à la récupération. Avec pour objectif d’éviter les blessures. Il faut dire que sur mes dernières saisons, j’étais plus souvent en rééducation qu’à l’entraînement. Finalement, il semble que cette formule me convienne parfaitement.
Franck Chevallier, le DTN, laissait entendre que vous pourriez participer au 400 m individuel à Osaka. Vous sentez vous prêt ?
Si on me donne la chance de faire une course supplémentaire en individuel à Osaka, je vais tout faire pour être prêt. Mon objectif de l’année était la sélection pour le relais. Alors ce serait une magnifique opportunité de prolonger le rêve en courant en individuel. Et dans l’état actuel, je me sens tout à fait capable de relever le défi.
Cette année, en l’absence de Marc Raquil, une nouvelle équipe de relais s’est constituée. Quelles sont vos attentes ?
Je pense que ce relais a les compétences pour prétendre au meilleur. C’est vrai que les Américains resteront certainement intouchables, et que les allemands seront difficiles à battre. Mais notre équipe monte en puissance, nous sommes une bande de copains motivés et solidaires. Et nous avons l’ambition nécessaire pour viser un podium. Alors, tout reste possible.
19:53 Publié dans athlétisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 06 août 2007
Championnats du Monde à Osaka (JAP) : la sélection française

La sélection pour les Championnats du Monde d’Osaka s’inscrit dans la perspective des 3 événements mondiaux successifs des années 2007 (Championnats du Monde d’Osaka), 2008 (Jeux Olympiques de Pékin) et 2009 (Championnats du Monde Berlin). Dans cet esprit, la sélection pour Osaka a été déterminée autour de 4 critères :
Athlètes sélectionnés au titre de la réalisation des minima fédéraux (23) :
Christine Arron : 100m, 200m, 4x100m
Muriel Hurtis-Houairi : 200m, 4x100m
Adriana Lamalle : 100m haies, 4x100m
Sophie Duarte : 3000m steeple
Julie Coulaud : 3000m steeple
Elodie Olivares : 3000m steeple
Mélanie Skotnik : Hauteur
Vanessa Boslak : Perche
Eunice Barber : Longueur, Heptathlon
Térésa Nzola Meso Ba : Triple saut
Manuéla Montebrun : Marteau
Marie Collonvillé : Heptathlon
David Alerte : 200m, 4x100m
Mehdi Baala : 1500m
Ladji Doucouré : 110m haies
Bouabdellah Tahri : 3000m steeple
Mahiedine Mekhissi Benabbad : 3000m steeple
Vincent Zouaoui Dandrieux: 3000m steeple
Romain Mesnil : Perche
Romain Barras : Décathlon
Yohann Diniz : 50 km marche
Eddy Riva : 50 km marche
David Boulanger : 50 km Marche
Athlètes sélectionnés du fait de leur performance aux Championnats de France, dans les 20 meilleurs mondiaux ou ayant réalisé les Minima A IAAF (12) :
Solen Désert : 400m, 4x400m
Maria Martins : 1500m
Mélina Robert-Michon : Disque
Amélie Perrin : Marteau
Eddy de Lépine : 200m, 4x100m
Leslie Djhone : 400m, 4x400m
Mounir Yemmouni : 1500m
Bano Traore : 110m haies
Naman Keita : 400 haies, 4x400m
Jérome Clavier : Perche
Julien Kapek : Triple saut
Yves Niaré : Poids
Athlètes sélectionnés au titre de l’opération « Destination Athlé 2012 » (8) :
Elodie Guégan : 800m
Stéphanie Falzon : Marteau
Antoinette Nana-Djimou Ida : Heptathlon
Martial Mbandjock : 100m
Fadil Bellaabouss : 400m haies, 4x400m
Damiel Dossévi : Perche
Collectf 4x100 m hommes : le DTN ayant pris acte de la décision de Luyei Dovy de renoncer à une éventuelle sélection, et au vu des résultats des championnats de France, il a été décidé de composer un collectif « Destination Athlé 2012 » complété au titre du relais par
Manuel Reynaert
Guillaume Guffroy
Athlètes sélectionnés pour les collectifs relais (11) :
4x100m Femmes :
Carima Louami
Sylvianne Félix
Fabienne Beret-Martinel
Myriam Soumaré
4x400m Femmes
Marie Angélique Lacordelle
Virginie Michanol
Thélia Sigère
Phara Anacharsis
4x400m Hommes
Brice Panel
Mathieu Lahaye
Ydrissa M’Barke
13:34 Publié dans athlétisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note